Changements au sein du protocole sanitaire en entreprise

La persistance du virus, mais aussi l’apparition de nouveaux variants plus contagieux comme les souches anglaise ou sud-africaine conduisent les autorités publiques à renforcer leurs recommandations concernant la réglementation sanitaire en entreprise.

Changements protocole sanitaire

Le ministère du travail, de l’emploi et de l’insertion a ainsi actualisé le 16 février 2021 son « protocole national pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise » dans le cadre de l’épidémie de Covid-19. Certaines adaptations importantes sont à signaler.

Des masques de catégorie 1 pour tous les salariés

Jusqu’à présent, seuls les salariés en contact direct avec le public étaient requis de porter un masque de catégorie 1 (UNS1). Ces masques ont la particularité de filtrer plus de 90% des particules d’une taille supérieure ou égale à 3 microns émises par le porteur.

Les salariés occupant un poste classique pouvaient quant à eux se contenter d’un masque labellisé UNS2, assurant une filtration à 70%.

Du fait de l’approvisionnement désormais confortable en masques et de la contagiosité accrue des nouveaux variants, le protocole mis à jour recommande désormais un masque catégorie 1 pour tous les salariés, sans exception.

Une nouvelle distanciation sociale de deux mètres sans masque

Lorsque les conditions d’exercice de l’activité professionnelle empêchent le port d’un masque, les salariés avaient jusqu’à présent l’obligation de maintenir en toutes circonstances une distance de sécurité d’un mètre les uns avec les autres.

L’évolution du virus et de l’état des connaissances à son sujet conduisent à renforcer les règles de prudence, et à préconiser une distanciation de 2 mètres entre chaque salarié sans masque à tout instant.

Bien évidemment, il est préférable que les salariés porteurs du masque respectent eux aussi cette précaution.

Une aération plus fréquente des locaux de travail

L’ouverture régulière des fenêtres permet de renouveler l’air dans les milieux clos, particulièrement propices à la stagnation et à la propagation du virus.

Les autorités publiques optent là aussi pour un renforcement des gestes barrières, en recommandant une aération de quelques minutes au moins une fois toutes les heures. Il s’agit donc d’une évolution notable par rapport au protocole précédent, qui suggérait une aération de 15 minutes toutes les trois heures.

Test et détection du virus : le rôle de l’employeur rappelé

Le protocole mis à jour rappelle naturellement la responsabilité de l’employeur confronté à un salarié présentant les symptômes, et son obligation de le renvoyer immédiatement chez lui dans l’attente des résultats du test. Le chef d’entreprise doit par ailleurs mettre en place des conditions de travail qui limitent au maximum le risque de propagation, y compris et si possible par la généralisation du télétravail.

Il est rappelé également que l’employeur a la possibilité d’organiser un test général de dépistage en collaboration avec les autorités sanitaires.