Déclaration de revenus 2020 : quels avantages fiscaux ?

La crise sanitaire ayant frappé la France de plein fouet en 2020 a conduit les pouvoirs publics à multiplier les dispositifs fiscaux exceptionnels ou à adapter les mécanismes existants. L'enjeu est notamment d'atténuer les difficultés financières rencontrées par de nombreux ménages et d'encourager à la reprise d'activité. Voici les principales mesures à retenir.

Déclaration de revenus 2020

Une exonération de l’allocation de télétravail versée par l’employeur

Les employeurs ont la possibilité – mais pas l’obligation – de verser une « allocation télétravail » aux salariés qui recourent à ce mode de travail, afin notamment de couvrir les frais divers liés à l’achat de matériel informatique, à l’électricité et au chauffage de la pièce de travail et au petit matériel de bureau.

Cette allocation fait l’objet d’une exonération d’impôt sur le revenu, dans la limite de 2,5 € par jour de télétravail et un maximum de 550 € dans l’année. À noter que cet avantage peut aussi bénéficier aux salariés qui ont opté pour la déduction de leurs frais professionnels au régime réel.

Le forfait « mobilités durables » également exonéré d’impôt

Les employeurs ont la possibilité de verser à leurs salariés un forfait « mobilités durables », dont le montant est à sa libre appréciation. Comme son nom l’indique, ce forfait vise à encourager et financer l’utilisation de moyens de transport non polluants par les salariés de l’entreprise. Il peut couvrir par exemple :

  • l’achat d’un vélo électrique ou standard ;
  • des frais de covoiturage ;
  • un service de véhicule partagé ;
  • le remboursement de titres de transport hors abonnement ;
  • l’abonnement à un service de transport en commun.

Le forfait mobilités durables est exonéré d’impôt sur le revenu jusqu’à un plafond de 500 € par an.

Prime de pouvoir d’achat et prime Covid-19

Afin de compenser la perte de revenus liée à l’activité partielle ou à la dégradation du contexte économique en 2020, plusieurs primes font l’objet d’un traitement fiscal spécifique.

  • La prime exceptionnelle de pouvoir d’achat (PEPA), créée en 2018, est ouverte aux salariés du secteur privé dont la rémunération mensuelle est inférieure à 3 SMIC. D’un montant standard de 1 000 €, elle peut atteindre 2 000 € en 2020 si un accord d’intéressement a été mis en œuvre dans l’entreprise.
  • La prime exceptionnelle « Covid-19 », versée aux agents de la fonction publique et aux salariés des établissements de santé privé, est d’un montant maximal de 1 500 €.

Ces deux primes font l’objet d’une exonération totale d’imposition sur le revenu.

Une défiscalisation revue à la hausse pour les dons aux associations

Les associations d’aide aux personnes en difficulté et reconnues d’utilité publique, comme les Restos du cœur et la Croix-Rouge, ont connu un volume d’activité exceptionnel en 2020 du fait des difficultés économiques rencontrées par la partie la plus fragilisée de la population.

Afin de leur apporter un coup de pouce, les pouvoirs publics ont relevé le plafond des dons donnant lieu à une défiscalisation dérogatoire : il est possible d’obtenir une réduction d’impôt de 75% jusqu’à 1 000 € de dons sur l’année, contre 552 € en temps normal. Au-delà, le taux de la réduction d’impôt passe à 66%.

Une exonération plus généreuse des heures supplémentaires pendant le confinement

Les salariés non éligibles au télétravail, et désormais connus sous le surnom de « travailleurs de la deuxième ligne », ont souvent dû enchaîner de longues journées de travail pendant le confinement pour permettre au pays de continuer à fonctionner.

C’est notamment la raison pour laquelle le gouvernement souhaite récompenser l’effort fourni en augmentant le plafond d’exonération des heures supplémentaires : les heures effectuées entre le 16 mars et le 10 juillet 2020 peuvent être exonérées jusqu’à une valeur de 7 500 €, contre 5 000 € en temps normal.