En 2023, Benefiz lançait la cagnotte : un compte dédié aux avantages sociaux, conçu pour aider les entreprises à renforcer la rémunération globale de leurs salariés via des dispositifs encadrés. Depuis, ce sont des milliers de salariés de TPE-PME qui ont pu utiliser cette enveloppe pour se faire rembourser leurs dépenses du quotidien : abonnements de transport, frais de télétravail, séances de sport, dépenses culturelles...
Fini le compte titres-restaurant qui s’accumule sans toujours trouver son usage. Bonjour le compte multi-avantages, capable de regrouper plusieurs dispositifs au sein d’une même cagnotte, et de permettre à chaque salarié d’arbitrer selon sa situation, dans un cadre conforme et lisible par tous. Enfin, presque...
)
L’avantage social est réglementé
Commençons par l’évidence : un séjour au ski n’a pas vocation à être « remboursé » par un compte d'avantages prépayés. Les dispositifs d’avantages sociaux s’inscrivent dans un cadre réglementaire strict, avec des catégories définies et des plafonds précis. Ils ne sont ni extensibles à l’infini, ni conçus pour absorber toute dépense personnelle.
Cet avis Trustpilot illustre aussi un malentendu : la tendance à considérer l’avantage social comme un guichet universel. Or la question stratégique pour les entreprises n’est pas de savoir comment tout couvrir, mais comment structurer un dispositif qui maximise la valeur perçue, sans créer d’angles morts ou d’incompréhensions.
C’est dans cet espace que s’inscrit la cagnotte Benefiz.
Repenser l’avantage comme un budget modulable
La logique de la cagnotte Benefiz repose sur un principe simple : transformer l’avantage social en budget modulable. L’employeur crédite une enveloppe, utilisable par le salarié dans des catégories définies en amont : titres-restaurant, mobilité douce, culture, sport, services à la personne, télétravail, voire certaines dépenses liées aux vacances comme les hôtels.
Le changement est moins technique que culturel. On ne distribue plus un avantage figé ; on alloue un budget que chacun peut orienter selon sa situation. Dans les faits, cela permet de mieux coller à la diversité des besoins. Le salarié parent d’un jeune enfant qui se fera rembourser ses factures de crèche n’a pas les mêmes priorités qu’un collaborateur urbain sans voiture qui déduira son inscription à la salle de sport ou son forfait mobilité durable.
La flexibilité ne signifie pas absence de cadre, elle suppose au contraire un paramétrage précis, une pédagogie interne et une communication maîtrisée. Ce faisant, elle évite l’écueil du dispositif unique type titre-restaurant qui contraint l’usage ou n’est jamais utilisé à 100 %.
Pouvoir d’achat : un sujet d’architecture sociale
En 2026, année de la transparence salariale, le débat sur le pouvoir d’achat ne peut plus se limiter à la question des augmentations. Pour les dirigeants, la marge de manœuvre est contrainte. Leur enjeu est donc d’optimiser chaque euro investi dans la politique sociale.
Dans cette perspective, la cagnotte agit comme un levier d’architecture. Elle permet de regrouper, rationaliser et rendre plus lisible un ensemble d’avantages parfois dispersés. Surtout, elle donne au salarié de la visibilité sur son enveloppe. Un budget identifiable se perçoit mieux qu’un avantage dilué.
Certaines entreprises clientes observent un phénomène intéressant : des enveloppes auparavant sous-utilisées ou mal adaptées retrouvent une utilité réelle lorsque le salarié peut les arbitrer. L’effet n’est pas spectaculaire, mais il suffit à faire la différence : meilleure consommation, meilleure compréhension, meilleure satisfaction. Et meilleur engagement !
Un de mes salariés m’a dit : « j’ai 700 € sur ma carte restaurant, je ne sais pas quoi en faire », et avant Benefiz, je n’avais pas de bonne réponse pour cela. Un autre m’a rapporté qu’il voulait suspendre son abonnement Netflix, mais maintenant qu’il peut le payer grâce à ses avantages sociaux, il compte le garder !
Agnès Chauvigny, DRH de Figures
Le rôle pédagogique des intermédiaires
Pour les courtiers et partenaires conseil, le sujet dépasse la question de l’outil. La montée en puissance des attentes autour du pouvoir d’achat transforme la nature du dialogue avec les entreprises clientes : il ne s’agit plus seulement de comparer des garanties ou des taux, mais de construire une politique d’avantages cohérente, soutenable financièrement et compréhensible par les salariés.
Dans ce cadre, la cagnotte Benefiz est un instrument de structuration. Elle offre une base sur laquelle repenser l’équilibre entre flexibilité, conformité et valeur perçue. Elle permet aussi d’ouvrir une discussion plus mature avec les dirigeants : quels besoins veut-on réellement adresser ? Comment éviter les frustrations liées à une mauvaise compréhension du périmètre ? Comment communiquer sans surpromettre ?
L’avis 1 étoile cité en introduction ne doit donc pas être minimisé : il nous rappelle qu’un dispositif même optimisé ne remplace pas un effort de pédagogie. L’enjeu n’est pas ici de rembourser un forfait de ski, mais de construire une politique sociale qui s’appuie sur les dispositifs existants pour donner plus de pouvoir d’achat aux collaborateurs. Et, in fine, plus de latitude dans le choix de leurs dépenses (le grand air, c’est important…)
)